Intégration des VBG-FT dans le SIDoFFE-NG : Le Ministère de la famille et de l’action sociale stabilise 27 indicateurs
Le Ministère de la Famille et de l’Action Sociale (MFAS), à travers l’Observatoire de la Famille et de l’Action Sociale (OFAS), anciennement OFFE, a organisé le mercredi 9 septembre un atelier de stabilisation des indicateurs liés aux violences basées sur le genre facilitées par la technologie (VBG-FT). Tenue à l’Hôtel de Grand-Popo avec l’appui financier de l’UNFPA, cette rencontre a permis de stabiliser 27 indicateurs, désormais prêts à être intégrés dans le Système Intégré de Données relatives à la Famille, la Femme et l’Enfant de Nouvelle Génération (SIDoFFE-NG).
Cette session vise à doter le Bénin d’outils statistiques modernes et transparents, capables d’éclairer les politiques publiques et de renforcer la protection des filles et des femmes dans tous les espaces. Dans son allocution d’ouverture, le Directeur général de l’OFAS, Dr Nassirou Kassoumon Hararou, a salué la mobilisation des acteurs et exprimé sa gratitude pour leur engagement. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la continuité des travaux entamés en 2025 pour affiner les données statistiques en action sociale.

L’atelier a réuni des cadres du MFAS, de l’INSTAD, de la Police républicaine, ainsi que des experts de la Direction des systèmes d’information du ministère et une équipe de l’OFAS. Leur mobilisation témoigne de la volonté collective de renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre, en particulier celles qui émergent dans l’environnement numérique.Bien que connues, les violences basées sur le genre facilitées par la technologie ne sont pas encore documentées de manière systématique au Bénin.

C’est pourquoi l’OFAS a lancé une enquête exploratoire afin de recueillir des indices et des éléments factuels permettant de formuler des indicateurs pertinents à intégrer dans le SIDoFFE-NG. Cette enquête révèle l’ampleur du phénomène et montre qu’il affecte de manière croissante les femmes et les jeunes.

Les VBG-FT désignent l’ensemble des actes de violence, de harcèlement ou d’exploitation commis, facilités ou amplifiés par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication ou des médias numériques, et dirigés contre une personne en raison de son genre. Ces violences touchent majoritairement les femmes et les filles et peuvent avoir des conséquences psychologiques, sociales et économiques graves.

En approuvant l’organisation de cet atelier, la ministre de la Famille et de l’Action sociale, Mme Véronique Tognifodé, a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de la lutte contre les violences numériques une priorité nationale. Les travaux ont permis de stabiliser 27 indicateurs ainsi que les structures responsables de la collecte des données, notamment le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN), la Police républicaine, les Guichets uniques de protection sociale (GUPS), l’Institut National de la Femme (INF)…


Au terme de l’atelier, le Directeur général de l’OFAS, Dr Nassirou Kassoumou, a mis en avant la qualité des travaux réalisés et souligné l’importance de cette démarche. Selon lui, le SIDoFFE-NG ne peut jouer pleinement son rôle sans des données fiables et actualisées sur les violences numériques. L’intégration des VBG facilitées par la technologie marque ainsi une étape essentielle vers une meilleure protection des filles et des femmes dans tous les espaces. Il a également exprimé sa gratitude à l’UNFPA pour son accompagnement constant.


Assiba Juliette

