Projet AGeReB : À Sègbohouè, les ONG environnementales passent à l’ère de la communication 2.0

Projet AGeReB : À Sègbohouè, les ONG environnementales passent à l’ère de la communication 2.0

Depuis le 14 septembre, les acteurs de la conservation de la nature affûtent leurs armes de communication sur la rédaction de plans d’impact, production multimédia et initiation au pilotage de drones. Dans cette localité du Sud-Bénin, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) organise un atelier intensif de cinq jours destiné aux directeurs exécutifs et chargés de communication des ONG locales subventionnées.

L’enjeu est de taille : moderniser la communication institutionnelle et digitale de ces structures pour valoriser leurs actions auprès des bailleurs de fonds et des populations locales.
« Notre objectif est de permettre aux ONG de parler le même langage en matière de communication, de maîtriser les techniques modernes et de valoriser leurs actions », souligne Lisette Amoussou, chargée des ressources naturelles au sein du projet AGeReB/UICN.

Le drone, nouvel allié de la conservation

A travers cet atelier, le projet AGeReB (Appui à la gestion de la Réserve de biosphère du Mono et de l’Aire marine protégée Bouche du Roy) fait le pari d’allier protection de la biodiversité et développement économique inclusif. Mené conjointement par l’UICN PACO, l’UICN Pays-Bas et l’ONG Eco-Bénin, le programme mise désormais sur l’innovation technologique pour faire entendre sa voix.
Sur le terrain, la formation prend une tournure très pratique. Encadrés par un consultant spécialisé, les participants s’essaient notamment au pilotage de drones. Cet outil moderne offre de nouvelles perspectives pour documenter visuellement les agressions environnementales et cartographier les succès de la restauration écologique sur le site de l’Aire marine protégée.

Une coalition de compétences

L’atelier, qui prend fin ce 18 septembre, a réussi à mobiliser un large réseau d’institutions et d’associations. Des structures scientifiques et étatiques comme le CENAGREF et l’IRHOB côtoient des acteurs de la société civile tels que l’ONG UCOOPIA, CORDE ONG, Action Plus ONG et Eco-Bénin.
À leurs côtés, des délégations venues de plusieurs communes clés (Ouidah, Hilacondji, Bopa, Houéyogbé, Athiémé, Lokossa et Djakotomey) participent à cette mise à niveau numérique. L’intégration des outils numériques et des réseaux sociaux apparaît aujourd’hui indispensable pour renforcer la crédibilité de ces ONG et pérenniser le financement de leurs projets.

Au-delà du simple transfert de compétences, Sègbohouè jette les bases d’une dynamique collective : une voix commune et moderne au service de la biodiversité béninoise et des communautés qui en dépendent.

Assiba Juliette

Assiba MITONHOUN

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