Tournée du COUS-AC dans les intendances universitaires :Ghislaine Fagbohoun à l’écoute des doléances et propositions des étudiants et du personnel pour des solutions concrètes
La Directrice générale du Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi (COUS-AC), Ghislaine Fagbohoun a entamé le lundi 30 mars une mission de terrain qui prend fin ce jeudi 2 avril 2026. Accompagnée de son équipe, elle parcourt les intendances de Porto-Novo, Kétou, Abomey, Lokossa, ainsi que celles de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) et de l’ENEAM à Cotonou. Objectif : écouter, constater et proposer des solutions aux besoins pressants des étudiants et du personnel.
Fidèle à ses habitudes, la Directrice du Cous-Ac Ghislaine Fagbohoun est descendue sur le terrain pour constater de visu les réalités vécues par les étudiants et le personnel. De Porto-Novo à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), en passant par Kétou, Abomey, Lokossa et l’ENEAM, les préoccupations se ressemblent et traduisent une même urgence.
Au cours des échanges,les étudiants ont insisté sur la vétusté des infrastructures universitaires, marquées par des problèmes de plomberie et d’électricité. La restauration a également été pointée du doigt notamment les réfectoires manquent d’équipements modernes, les ustensiles de cuisine sont usés, les vivres souvent insuffisants ou livrés en retard, et des foyers de cuisson défectueux affectent directement la qualité des repas. Sur le plan sanitaire, les infirmeries universitaires souffrent d’un manque de produits pharmaceutiques et de moyens matériel. Une situation qui rend difficile une prise en charge efficace des étudiants malades.


Le personnel, quant à lui, a exprimé ses inquiétudes face à l’insuffisance des effectifs, qui ralentit l’entretien et la gestion quotidienne des campus. Les doléances ont également porté sur la nécessité de dotations spécifiques pour soutenir leur travail. Enfin, les demandes d’infrastructures lourdes, telles que la construction de hangars, la réalisation de forages d’eau ou des réfections générales, ont été jugées indispensables pour améliorer durablement les conditions de vie et d’étude des étudiants.Face à ces préoccupations, la Directrice du COUS-AC, Ghislaine Fagbohoun, et le Directeur des Œuvres Universitaires, Léopold Ganhou jumèdé, ont apporté des réponses claires.


Le Directeur Ganhoumèdé a souligné la nécessité de rationaliser la gestion des ressources humaines et de renforcer l’approvisionnement en vivres, en mettant la pression sur les fournisseurs pour garantir la qualité du service de restauration.
La Directrice Fagbohoun, quant à elle, a rappelé aux intendants l’importance d’anticiper et de formaliser leurs besoins avant le vote du budget, afin d’éviter les retards et de permettre une meilleure planification. « Si ce n’est pas écrit, ça ne passe pas », a-t-elle martelé, insistant sur le fait que la vétusté des ustensiles, les foyers défectueux ou encore les besoins en forage d’eau doivent être intégrés dans les prévisions budgétaires.
Elle a également précisé que les projets de construction et de réfection lourde relèvent du programme de l’État, mais que le COUS-AC s’engage à optimiser ses moyens pour assurer l’entretien et la survie des services existants. Enfin à chaque étape, la Dcous a lancé un appel à l’unité et à la mobilisation. Elle invite étudiants et personnel à resserrer les rangs, à parler d’une seule voix et à travailler ensemble pour faire avancer les choses.





Assiba Juliette

