COUS-AC : Les étudiants sensibilisés contre la cybercriminalité et la consommation des substances psychotropes

COUS-AC : Les étudiants sensibilisés contre la cybercriminalité et la consommation des substances psychotropes

Le Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac) a organisé, ce mercredi 22 avril 2026 sur le campus de Lokossa, une séance de sensibilisation à l’endroit des étudiants de l’Université Nationale d’Agriculture (Una), de l’Université Nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (Unstim) et de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Cette initiative, lancée par la Directrice générale du Cous-Ac, Ghislaine Fagbohoun, s’inscrit dans la continuité des actions du Cous pour protéger la jeunesse universitaire face aux fléaux de la cybercriminalité et de la consommation des substances psychotropes.

Depuis quelques années, les campus universitaires béninois sont confrontés à une recrudescence de comportements à risque. La consommation des substances psychotropes telles que le tramadol, le diazépam, certains comprimés détournés de leur usage médical, mais aussi des produits dissimulés dans des bonbons ou boissons énergétiques fragilise la santé des étudiants et entraîne des dépendances difficiles à surmonter. Parallèlement, la cybercriminalité prend de l’ampleur. L’extorsion, l’escroquerie en ligne et la fraude via les téléphones portables deviennent monnaie courante et exposent les étudiants à des poursuites judiciaires ainsi qu’à la prison.Face à ce constat douloureux, la Directrice du Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi (Cous-Ac) Ghislaine Fagbohoun, a initié en 2022 une sensibilisation des étudiants sur la consommation des substances psychotropes et la cybercriminalité.Quatre ans plus tard, elle constate que le phénomène s’est amplifié et nécessite une reprise et un renforcement de la sensibilisation. D’où l’organisation de cette 2 e édition.

Dans son discours de lancement de la séance de sensibilisation, Ghislaine Fagbohoun a rappelé que ces phénomènes ne sont plus des menaces lointaines mais des réalités quotidiennes qui hypothèquent l’avenir des étudiants. Elle a insisté sur le fait que filles et garçons sont concernés, et que la banalisation de certaines pratiques met en danger la santé mentale et les performances académiques des étudiants. « Vous êtes à l’université pour étudier, pas pour hypothéquer votre avenir », a-t-elle martelé, en appelant les étudiants à s’engager à tourner définitivement le dos à ces dérives.

La Directrice a également invité les étudiants à avoir le courage de parler lorsqu’ils se sentent piégés par la consommation de substances psychotropes ou impliqués dans des pratiques de cybercriminalité. Elle a rassuré que le Cous-Ac mettra en place un système d’accompagnement discret et efficace : « Vous ne serez pas stigmatisés. Nous sommes là pour vous aider, à votre écoute, et très discrètement nous ferons ce qu’il faut pour vous sortir de ces situations avant qu’il ne soit trop tard. Vos camarades ne seront pas informés, et vous pourrez retrouver rapidement toute votre tête pour vos études ».

Pour cette séance, le Cous-Ac a fait appel à des spécialistes, dont Dr Émilie Fiossi Kpadonou, médecin spécialiste en santé mentale, afin d’expliquer aux participants les mécanismes de dépendance liés aux substances psychotropes et les risques associés à la cybercriminalité.

Les étudiants ont ainsi été invités à observer, comprendre et anticiper, afin de transformer le numérique en force plutôt qu’en faiblesse.Présent à la cérémonie, Agbimadou Espédit, président du bureau fédéral des étudiants de l’Université d’Abomey, a au nom de ses camarades étudiants salué l’initiative du Cous-Ac. Il déclare, « Nous remercions la direction du Cous-Ac pour cette action courageuse et nécessaire. La cybercriminalité et la consommation de substances psychotropes détruisent des vies et compromettent l’avenir de nombreux camarades. Cet atelier nous donne les outils pour comprendre, prévenir et agir. Nous, étudiants, devons prendre nos responsabilités et transformer cette sensibilisation en comportements exemplaires sur nos campus ».

Prenant la parole, Léopold Ganhoumèdé, Directeur des Œuvres Universitaires au Cous-Ac, a souligné que l’excellence académique passe d’abord par la santé mentale et l’intégrité des étudiants. Selon lui, chaque année de nouveaux étudiants intègrent les campus sans mesurer les conséquences de ces pratiques. D’où la nécessité de renouveler régulièrement ces séances de sensibilisation afin de préserver des espaces universitaires sains et propices à l’excellence. Il a enfin lancé un appel à la responsabilité collective et invite chaque étudiant à devenir un acteur de changement et à s’engager pour des campus exemplaires, débarrassés de la consommation des substances psychotropes et de la cybercriminalité.

Assiba Juliette

Assiba MITONHOUN

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *