Amélioration des conditions de vie des plus vulnérables : Le MASM se dote d’un agenda de recherche pour appuyer ses décisions
Le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance (MASM) a réuni, à Grand-Popo, les 17 et 18 mars 2026, les acteurs de l’écosystème des affaires sociales autour d’un atelier consacré à l’élaboration de son Agenda de recherche pour les cinq prochaines années. Portée par l’Observatoire de la Famille, de la Femme et de l’Enfant (OFFE), avec l’appui technique et financier du Centre Africain pour le Développement Équitable (ACED), cette rencontre traduit la volonté du ministère de renforcer la production et l’utilisation de données probantes pour guider ses politiques publiques.
Les initiatives de recherche et de production de données se sont multipliées ces dernières années dans le domaine de l’action sociale et de la microfinance. Études, analyses et statistiques ont permis de mieux comprendre les réalités vécues par les populations. L’enjeu majeur reste toutefois de générer les connaissances les plus pertinentes, au bon moment, afin d’éclairer les décisions stratégiques. C’est dans cette perspective que le MASM, à travers l’OFFE et avec l’appui de ses partenaires, a engagé un processus d’élaboration d’un agenda de recherche.
Pendant deux jours, responsables du ministère, directions centrales et départementales, chercheurs, personnes ressources, représentants d’organes de gouvernance et acteurs du secteur ont travaillé ensemble pour identifier les principales décisions, réformes et priorités. Ce travail collectif a permis de faire émerger les besoins en données probantes et de définir les axes de recherche prioritaires.

Selon les organisateurs, cette diversité de profils et d’expériences est essentielle, car un agenda de recherche crédible ne peut être construit ni de manière isolée, ni en dehors des réalités institutionnelles et opérationnelles du terrain.
Un outil stratégique de pilotage
Dans son allocution d’ouverture, Agnès Badou, Directrice adjointe de cabinet représentant la Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, a rappelé que l’agenda de recherche va servir d’outil stratégique de pilotage. Elle a insisté sur la nécessité d’identifier les problématiques prioritaires dans les domaines des affaires sociales et de la microfinance, de promouvoir des études pertinentes et de renforcer la collaboration entre institutions publiques, universités, société civile et partenaires au développement.


Le Directeur général de l’OFFE, Dr Nassirou Kassoumou Hararou, s’est réjoui de la forte mobilisation des acteurs et a souligné que leur engagement témoigne de l’importance accordée à la recherche comme levier de développement social. Il a précisé que l’atelier ne vise pas encore à finaliser l’agenda, mais à en poser les bases méthodologiques et institutionnelles. Il a également salué l’appui technique et financier de ACED, partenaire clé de cette initiative, dont la contribution a permis de donner corps à cette démarche structurante.
De son côté, Ariel Houessou, Directeur exécutif de ACED, a mis en avant la volonté institutionnelle de mieux articuler les priorités du secteur, les besoins de décision publique et la production de connaissances utiles à l’action. « Les politiques publiques gagnent en pertinence, en efficacité et en impact lorsqu’elles s’appuient sur des données probantes bien orientées, bien produites et effectivement utilisées », a-t-il déclaré, réitérant l’engagement de son centre à accompagner le ministère dans les prochaines étapes.
Au terme des travaux, les organisateurs ont exprimé leur satisfaction face à la dynamique instaurée à Grand-Popo. Ils ont salué l’esprit de partenariat et de dialogue scientifique qui a animé les échanges, convaincus que cette démarche structurante contribuera à renforcer l’action publique dans le secteur social et de la microfinance.



Assiba Juliette

