JIF 2026 à Dassa : le COUS-AC outille les étudiantes de l’ENSBBA en techniques de fabrication de sacs et accessoires africains de mode pour renforcer leur autonomie
L’ édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes a été célébrée avec éclat par le Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi (COUS-AC). Ce mardi 17 mars, à l’École nationale supérieure des biosciences et biotechnologies appliquées (ENSBBA) de Dassa-Zoumé, la Directrice du COUS-AC Ghislaine Fagbohoun a choisi de mettre l’accent sur l’autonomisation des étudiantes à travers une formation pratique en fabrication de sacs et d’accessoires de mode.
Placée sous le thème « Droits, justice et actions pour toutes les femmes et les filles », cette célébration a pris une dimension particulière. La Directrice générale du COUS-AC, Ghislaine Fagbohoun, a rappelé que l’institution avait déjà mené des campagnes contre les violences basées sur le genre et le harcèlement sexuel. « Aujourd’hui, nous passons à une autre étape : vous apprendre à être autonomes », a-t-elle affirmé.
Elle a expliqué que la formation en conception de sacs, boucles d’oreilles et autres accessoires vise à donner aux étudiantes des compétences pratiques pour générer des revenus parallèlement à leurs études. « Cela vous permettra d’éviter de dépendre de relations intéressées et de préserver votre dignité », a-t-elle insisté, avant de déclarer officiellement ouverte la formation au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.


Le président de la Fédération des étudiants de l’Université d’Abomey (BEF-FEUA), Espédit Mahuklo Agbimadou, a salué l’initiative. Il a rappelé que « la promotion de la femme n’est plus un luxe mais une nécessité », et invite les étudiantes à viser l’excellence. Il a également mis en avant la « Nuit de la femme scientifique », un événement porté par la Fédération pour valoriser les femmes dans les filières scientifiques.
« Votre choix porte, votre voix porte, votre audace inspire et votre avenir est le socle de notre nation », a-t-il lancé aux participantes, soulignant que cette formation est une étape vers l’épanouissement de la jeunesse féminine en milieu universitaire.
Un partenariat institutionnel
La Directrice adjointe de l’ENSBBA, Raymonde Adjatin, s’est réjouie du choix porté sur son établissement pour accueillir cette célébration. Elle a salué l’engagement des formateurs et la pertinence du thème retenu. « Cette initiative illustre parfaitement la synergie entre institutions universitaires et structures sociales au service de l’épanouissement des étudiantes », a-t-elle déclaré.


Au-delà de la fête, cette journée a été un moment de réflexion et d’action. Le COUS-AC a montré que la promotion des droits des femmes passe aussi par l’autonomisation économique et la valorisation des talents. En offrant aux étudiantes des outils pour créer et entreprendre, l’institution ouvre la voie à une jeunesse féminine plus indépendante, plus confiante et plus engagée dans le développement national.
Des étudiantes motivées apprécient l’initiative
Les participantes n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance. Glorieuse Agassin, étudiante en biotechnologie pharmaceutique, a témoigné : « Après cette formation en conception des accessoires africains, j’ai appris à fabriquer moi-même des sacs. C’est une très bonne initiative ».
De son côté, Biaou Justine a salué la Dcous-Ac pour avoir initié les filles de l’ENSBBA à la fabrication des accessoires de mode : « Pour cette célébration du droit des femmes, le COUS-AC nous a donné une opportuiité concrète de nous former à l’entrepreneuriat et je suis très contente d’être parmi les formées ».




Assiba Juliette

