COUS-AC : Les étudiants de l’UAC ,l’UNA et l’UNSTIM formés aux danses traditionnelles, contemporaines et au chant pour préparer le festival artistique et culturel
Du 21 au 22 juillet 2026, à l’Université nationale d’agriculture de kétou, une session intensive de renforcement de capacités a rassemblé les étudiants des campus universitaires placés sous la tutelle du Centre des Œuvres Universitaires et Sociales d’Abomey-Calavi (COUS-AC) autour des danses traditionnelles, des danses contemporaines et du chant. La session a été officiellement lancée par la Directrice du COUS-AC, Ghislaine Fagbohoun, en présence des autorités académiques, des représentants étudiants.
La formation des étudiants sur les danses traditionnelles,contemporaines et chants ne se limite pas à une simple initiation artistique. Elle incarne une ambition inclusive, où la transmission des savoirs traditionnels dialogue avec les pratiques contemporaines.Elle vise à préparer les étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), de l’Université nationale d’agriculture (UNA), de l’Université nationale des sciences,technologies,ingénierie et mathématiques (UNSTIM) au grand festival artistique et culturel universitaire. Les séquences de formation ont été conçues pour être accessibles à tous, en intégrant notamment les personnes vivant avec un handicap, afin que chacun puisse expérimenter la richesse des rythmes, des postures et des techniques vocales.

Selon les organisateurs, le COUS-AC entend faire émerger, à travers ces ateliers, une jeunesse universitaire fière de ses racines culturelles, inclusive et équilibrée, armée pour faire rayonner la création artistique béninoise sur toutes les scènes.
La Directrice du COUS-AC, Ghislaine Fagbohoun a exprimé sa grande satisfaction face à la mobilisation estudiantine. Elle qualifie cette session de renforcement de capacités d’« espace de transmission et d’audace artistique ». Elle a rappelé que les danses et chants traditionnels sont les gardiens de la mémoire collective et que la tradition, force vivante, se nourrit du présent. Les techniques contemporaines viennent ainsi enrichir le vocabulaire artistique des jeunes. Elle a insisté sur l’humilité, la discipline et la transversalité entre les disciplines pour former des artistes accomplis, capables de concilier rigueur vocale et physicalité de la danse.


Au nom des étudiants, FADELE Djélili Olaniyan, Président du Bureau exécutif fédéral de l’Union des Étudiants Agronomes de l’UNA (UnUEA), a salué cette initiative. Il y voit un investissement direct dans l’avenir des jeunes dirigeants. « L’histoire ne retient pas les générations qui ont attendu que le changement vienne à elles. Elle retient celles qui ont choisi de se préparer pour le construire. Une formation n’a de valeur que lorsqu’elle transforme notre manière de réfléchir, notre manière d’agir et notre manière de servir. »L’appui académique.


De son côté, OKRY Florent, Vice-Recteur chargé des Affaires Académiques à l’Université Nationale d’Agriculture (UNA), a souligné l’importance des compétences extracurriculaires aux côtés des enseignements classiques. Rappelant avec humour que la mission première de l’université est « la formation de la tête », il félicite le COUS-AC pour son rôle dans l’équilibre des étudiants. Il a également invité les participants à faire preuve d’assiduité jusqu’au bout, promettant d’être présent lors de la grande phase finale du festival artistique et culturel prévue à Lokossa, où il décernera un prix spécial au meilleur.

Durant deux jours, les étudiants ont bénéficié des conseils pratiques d’encadreurs et de maîtres de chœur pour perfectionner leur posture, leur maîtrise rythmique et leur présence scénique.



Assiba Juliette

