Sécurité numérique des défenseurs des droits humains : l’ACAT-Bénin renforce les capacités de ses acteurs

Sécurité numérique des défenseurs des droits humains : l’ACAT-Bénin renforce les capacités de ses acteurs

Face à la recrudescence des menaces numériques, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) a ouvert ce jeudi 29 octobre 2026 au New Hotel Sossa à Cotonou, un atelier de renforcement des capacités au profit des défenseurs des droits humains.

Cet atelier, qui a bénéficié du soutien financier de l’Agence Française de Développement (AFD), s’inscrit dans le cadre du projet “Initiative pour les défenseurs des droits humains dans le monde, phase 2”. C’est le président de l’ACAT-Bénin, Pacôme Akogou, qui a donné le ton Devant les représentants des organisations de la société civile, le consultant formateur et de nombreux défenseurs des droits humains réunis pour l’occasion, il a officiellement lancé les travaux.

Dans son discours d’ouverture, le président Akogou a planté le décor. À l’ère du numérique, a-t-il rappelé, les outils technologiques sont devenus indispensables pour la défense des droits humains. Ils facilitent la communication, le partage d’informations, la documentation des violations et la mobilisation citoyenne.Mais cette révolution numérique a son revers. << Leur utilisation nous expose également à des risques tels que le piratage de comptes, le vol de données, l’usurpation d’identité, la surveillance numérique et la divulgation d’informations confidentielles>>, a averti Pacôme Akogou.

Pour le président de l’ACAT, ces menaces sont loin d’être anodines. Elles peuvent compromettre non seulement la sécurité des défenseurs eux-mêmes, mais aussi celle des victimes, des témoins et de toutes les personnes qui leur font confiance.

Acquérir les bons réflexes

L’objectif de cet atelier, rendu possible grâce à l’appui de l’AFD, est donc clair. Il s’agit de doter chaque défenseur des connaissances et des réflexes nécessaires pour protéger ses communications, ses équipements et les informations sensibles dont il a la charge. <<Nous souhaitons que les participants acquièrent des compétences pratiques, identifient les principales menaces numériques et adoptent des comportements plus sûrs dans leurs activités quotidiennes >>, a souligné le président.

Il a invité les participants à une participation active, au partage d’expériences et à l’appropriation des bonnes pratiques qui seront présentées, avant de déclarer ouverts les travaux sur une note d’espoir :

Renforcer la résilience

Prenant la parole à sa suite, le Coordonnateur du projet, Théodule CODO, est revenu sur les objectifs de la rencontre.

De manière générale, il s’agit de contribuer au renforcement de la protection, de la sécurité et de l’efficacité des défenseurs des droits humains au Bénin. De façon spécifique, l’atelier vise à renforcer leur résilience face aux cyberattaques, au piratage de comptes, à la surveillance numérique, à l’interception des communications et au vol de données.

Au terme de l’atelier, les participants devront être capables d’adopter de bonnes pratiques de protection des données personnelles et professionnelles, et de les restituer au sein de leurs organisations respectives pour une protection collective renforcée.

A.J

Assiba MITONHOUN

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