Renforcement des droits humains en milieu carcéral:L’ACAT-Bénin vulgarise le guide actualisé sur les garanties judiciaires des détenus auprès des acteurs du secteur

Renforcement des droits humains en milieu carcéral:L’ACAT-Bénin vulgarise le guide actualisé sur les garanties judiciaires des détenus auprès des acteurs du secteur

Le jeudi 12 mars 2026, la salle de conférence de Cohab, dans la commune d’Abomey-Calavi, a accueilli un atelier de sensibilisation organisé par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Bénin). Avec l’appui financier de l’Union européenne, l’organisation a lancé la phase de vulgarisation des nouvelles dispositions du guide actualisé sur les garanties judiciaires accordées aux personnes privées de liberté au Bénin.

L’ atelier de vulgarisation du guide actualisé sur les garanties judiciaires du détenu s’inscrit dans le cadre du projet « Garantir l’accès des détenus en attente de jugement dans trois prisons du Bénin». Il a réuni les acteurs de la chaîne pénale : magistrats, avocats, officiers de police judiciaire, représentants de l’administration pénitentiaire et organisations de la société civile autour d’un objectif commun. «Renforcer la compréhension et l’appropriation des normes juridiques nationales et internationales relatives aux droits des détenus».
Pacôme Akogou, président de l’ACAT-Bénin, a rappelé que « la privation de liberté constitue une mesure grave qui ne doit jamais entraîner la privation des droits fondamentaux ». Pour lui, les garanties judiciaires sont un pilier essentiel de l’État de droit, assurant un traitement équitable et digne pour toute personne poursuivie ou détenue.
Le guide, conçu comme un outil pratique et accessible, compte 72 pages et est subdivisé en quatre grandes parties. Yannick Dedokoton, membre de l’ACAT-Bénin et coordonnateur du projet, en a détaillé la structure. La première est consacrée aux textes juridiques applicables, qu’ils soient nationaux, régionaux ou internationaux. La deuxième aborde la détention proprement dite, en précisant les définitions et les notions clés. La troisième présente les différents acteurs vers lesquels les détenus peuvent se tourner en cas de difficultés liées à leur incarcération. Enfin, la quatrième partie propose des modèles types permettant aux détenus de saisir les autorités compétentes.
Au cours des échanges de l’atelier; les participants ont décortiqué le contenu du guide afin d’en faciliter l’intégration dans leurs pratiques professionnelles. Une meilleure maîtrise de ses dispositions devrait contribuer à prévenir les violations des droits humains et à améliorer la qualité de la justice rendue.
Pour Pacôme Akogou, la collaboration entre institutions publiques, professionnels de la justice, administration pénitentiaire et société civile est indispensable pour renforcer la confiance dans le système judiciaire béninois et garantir que la privation de liberté s’exerce dans le strict respect des droits humains.

Assiba Juliette

Assiba MITONHOUN

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